deux mois que je n’arrête pas d'avoir des nausées. Une nuit sur deux je vomis mes tripes. je suis asphyxié. je n'inspire plus par mon nez je n'expire plus de ma bouche. Je ne veux plus le faire.
Les nuits ne me portent plus de repos. Je ne connait plus le sommeil. je l'ai haï à cause des cauchemars.
Deux mois et quelques jours que ça dure. Rien de physiologique m'a t-on dit. Rien de bactériologique. Rien de virale, peut être.
Je vomis la saleté qui m'entoure. Je suis dégoûté.
Je suis malade par ce que je suis devenu. Un pauvre être errant entre les poubelles, marchant parmi les charognards qui puent la mort.
Le dégoût. c'est tout ce que j’éprouve envers mes semblables: ceux qui me ressemblent, qui prennent mon chemin qui me regardent avec des yeux vides et cernés. Ceux qui prennent plaisir à enfoncer les doigts dans leurs plats de scatophiles à ma table. Ceux qui rotent dans mon visage et urinent sur mes pieds. Ceux que leur sourire laisse voir des gencives noires et bleue et des lambeaux de langue qui ne l'ai plus et qui n'a jamais servie.
Il est fini le temps ou ceux là étaient de simples sujets d'observation, des figurants qui rassasiaient ma faim sadique.
Je suis inspiré dans le tourbillon de leur merde. je suffoque. Je suis seul.
Je n'ai jamais été perturbé par ma solitude,je l'ai toujours aimée, je l'ai toujours cherchée. Mais celle-ci ne ressemble pas à la mienne. Elle est bleue, elle est grise. C'est une solitude de mort, d'une mort lâche, d'une mort bête. C'est la solitude des enrailles d'un crapaud qui vient d’être écrasé et que même les vers n'en voudront pas. C'est la solitude de la dernière tête dans une page nécrologique d'un journal quotidien dans pays frappé par la Peste et le Choléra. Je vomis la mort. Je vomis la peur de mourir comme un crapaud.
Je vomis ce même pays au paysages lugubres. Ce pays malheureux où les fous aux idées funestes m'attendent à chaque coin de rue, où les rois sont assis sur des trônes de seringues.
Et je vomis jusqu’à la dernière goutte tout ce que j'ai avalé dans cette mecque d'infirmes, de baveux, de défigurés et des chauves aux visages effacés.
Maintenant ce n'est plus le sentiment de dégoût et de haine qui m'envahis. La peur a pris place, et chaque nuit passée sous ce ciel de terreur m'enfonce encore dans l'amertume et la mélancolie.
Viendra peut être le jour ou je serai comme mes semblables, un charognard qui flotte dans cet espace nauséabond et qui rode dans les égouts de la ville en espérant qu'à force de vomir la futilité de son existence, une fois il en vomira le souvenir.
Vomis! toi le solitaire, le triste, l’étranger. fais goûter à la terre le gout du dégoût et du refus. rends lui sa boue et sa merde. Piétine le passé de tes entailles et escalade les collines de tes maux. Flotte! Crache au dessous de toi car c'est là qu'il voudront t'enterrer. Ne souris pas aux habitants du ciel, ne leur tends pas la main. Il ne t'aiment pas, il te diront qu'ils n'ont pas de place, que tu es inférieur, que tu n'as pas la foi, que tu es sale. Vole au-dessus d'eux toi le solitaire, l’étranger, vomis et crache au dessous de toi car c'est là qu'il voudront t'enterrer.
Les nuits ne me portent plus de repos. Je ne connait plus le sommeil. je l'ai haï à cause des cauchemars.
Deux mois et quelques jours que ça dure. Rien de physiologique m'a t-on dit. Rien de bactériologique. Rien de virale, peut être.
Je vomis la saleté qui m'entoure. Je suis dégoûté.
Je suis malade par ce que je suis devenu. Un pauvre être errant entre les poubelles, marchant parmi les charognards qui puent la mort.
Le dégoût. c'est tout ce que j’éprouve envers mes semblables: ceux qui me ressemblent, qui prennent mon chemin qui me regardent avec des yeux vides et cernés. Ceux qui prennent plaisir à enfoncer les doigts dans leurs plats de scatophiles à ma table. Ceux qui rotent dans mon visage et urinent sur mes pieds. Ceux que leur sourire laisse voir des gencives noires et bleue et des lambeaux de langue qui ne l'ai plus et qui n'a jamais servie.
Il est fini le temps ou ceux là étaient de simples sujets d'observation, des figurants qui rassasiaient ma faim sadique.
Je suis inspiré dans le tourbillon de leur merde. je suffoque. Je suis seul.
Je n'ai jamais été perturbé par ma solitude,je l'ai toujours aimée, je l'ai toujours cherchée. Mais celle-ci ne ressemble pas à la mienne. Elle est bleue, elle est grise. C'est une solitude de mort, d'une mort lâche, d'une mort bête. C'est la solitude des enrailles d'un crapaud qui vient d’être écrasé et que même les vers n'en voudront pas. C'est la solitude de la dernière tête dans une page nécrologique d'un journal quotidien dans pays frappé par la Peste et le Choléra. Je vomis la mort. Je vomis la peur de mourir comme un crapaud.
Je vomis ce même pays au paysages lugubres. Ce pays malheureux où les fous aux idées funestes m'attendent à chaque coin de rue, où les rois sont assis sur des trônes de seringues.
Et je vomis jusqu’à la dernière goutte tout ce que j'ai avalé dans cette mecque d'infirmes, de baveux, de défigurés et des chauves aux visages effacés.
Maintenant ce n'est plus le sentiment de dégoût et de haine qui m'envahis. La peur a pris place, et chaque nuit passée sous ce ciel de terreur m'enfonce encore dans l'amertume et la mélancolie.
Viendra peut être le jour ou je serai comme mes semblables, un charognard qui flotte dans cet espace nauséabond et qui rode dans les égouts de la ville en espérant qu'à force de vomir la futilité de son existence, une fois il en vomira le souvenir.
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