mercredi 11 septembre 2013

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J'aurais pu écrire ceci il y a une semaine de cela, mais la paresse m'en a empêché. Amie de longue date qui m'a fait tant de fois évité des tas d'embrouille j'ai décidé de lui obéir. Ce n'était que provisoirement jusqu'à cet instant, parce qu'il fait nuit. Car la la nuit est ma muse. une négresse de cent ans et de la poussière qui me libère et me porte conseil. Un calme qui réveille un moi la peur de l'oubli, la peur du vide, la frayeur du silence. Ce n'est pas le silence  que je ne supporte pas, Mais c'est le fait que je puisse perdre mon expression et rester silencieux.

Il m'est rare d'avoir des rêves agréables. La dernière fois que ça m'est arrivée - en dehors de mes périodes de démence et de décadence intellectuelle lorsque j'étais amoureux - remonte à dix ans. Mais cette nuit là, ça s'est reproduit. C'était un songe où il n'y avait ni mort ni chute ni noyade ni noir ni cris ni vide ni calme. Un rêve curieux, simple de ses événements et personnage.. Je dirais même banale si ce n'est les quelques fragments de symboles qui s'y trouvent. Mais bouleversant de ses répercussions: du sentiment qui a fait revivre. C'est le moins que je puisse dire sur quelque chose qui met en doute des certitudes que j'élevais au rang de croyance religieuses. Mon étonnement fut tel que je croyais que mes propres sentiments soient eux aussi une partie de ce rêve. Un stupéfaction qui s'est vite transformée en angoisse à l'idée que j'ai transporté avec moi un bout de se rêve dans ma vie, lorsque j'ai compris que ce que je ressentais des heures après m'être réveillé était réel, hélas.
Je n'ai actuellement pas l'envie de relater le récit et d'analyser ce que j'ai senti. J'estime que je ne suis pas encore en mesure de tout saisir et que seul le temps garde ce pouvoir de faire murir les idées ou les laisser mourir. 

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