lundi 19 novembre 2012

3

C'est en marchant au pas de tortue sur le quai de la gare de Tunis que cette pensée semblant fasciste à la première lecture -et écriture- m'est venue à l'esprit. je l’écris quand même, parce que c'est ce que j'ai toujours pensé, ou c'est ce que mes rares instants de lucidité me laissent croire.

"Les vieillards et les invalides sont des maladies de la société. Je ne sais quel dieu ou supplice les a réduit à cet état lamentable, méprisable, mais ça leurs revient d'assumer le fait d’être aussi faibles face au temps et à ce qu'ils appellent destin.
Ils sont des ralentisseurs de l’existence. Ils injectent leur sale paresse dans les artères du troupeau.
Mettez les à l’écart.
Ne les bannissez pas, car cela rendrai le troupeau euphorique et joyeux. Il bannira alors tous les faibles, tous les os, et il n'en restera que le comestible. cela le rendrait conscient de sa véritable force, il dansera sa victoire.
Un troupeau conscient de sa force et victorieux, n'en sera plus un. il sera un Homme.

Ne les bannissez pas.Mettez les plutôt au dernier rang. qu'ils périssent derrière de mépris et de haine; et qu'ils ne pourrissent pas dans la foules des mains tendues.
Ne les enterrez pas à leur Deuxième mort. Nous n'avons pas le temps pour cela. empaillez les uns, momifiez les autres.
Laissez le troupeau organiser sa propre hiérarchie. Laissez les plus grands traîner les momies. Laissez les surtout les porter. Ordonnez aux minuscules de suivre "
                

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire