dimanche 1 juillet 2012

1

c'est aujourd'hui que j'ai décidé de commencer à écrire ici. un jour qui n'a rien de spécial, parmi tous les jours qui se ressemblent depuis que ma Patrie et moi avons changé ... mûris peut être par les échecs et les victoires, par les expériences qui ne nous ont pas tuées, et ne nous ont pas rendu plus forts non plus.
il faut dire que je n'en suis pas à mon premier essai , ni au deuxième, ni même au centième. j’écrivais beaucoup même si j'ai perdu l'usage des phrases depuis. c’était par plaisir et par résistance... c’était surtout pour apaiser ma faim.


Pour moi, l'expression est à la fois un droit et un besoin, de l'eau et de l'urine.

Le droit; l'eau, c'est cet apport qui s'effectue à chaque fois que que tu arrives à pondre des lettres que tu consommeras après. c'est cet instant exceptionnel où tu arrive à te surprendre par tes propres mots, tes pensées pourtant connues, mais entassées, concentrées, statiques, sèches, brutales.
c'est surtout cette
 capacité à avancer, à faire transformer le "brut" en "comestible", ce pouvoir de réaliser enfin ce mouvement perpétuel impossible, de défier la loi de Lavoisier : "rien ne se crée tout se transforme".
Car en écrivant, en diluant ses pensées, des idées se transforment en encre, d'autres naissent du néant, de l'instant utérin.
C'est à chaque fois un Big Bang incontrôlable et imprévisible d’émotions et d'accents.
L'eau c'est le droit de recevoir le surplus qui te distingueras des autres et de la personne que tu as été hier.    

Le besoin; l'urine, c'est le réflexe naturel de vomir une bonne part de ce que ton organisme rejette.
L'urine c'est surtout de l'eau, c'est tout ce qui définit le droit, ajoutée à une raison, un prétexte parfois, pour l’évacuer.

Car on n'exprime son droit que lorsque le besoin de l'exhiber est là.
physiologiquement parlant, on bois l'eau ( avec tout l'apport qu'elle fournit) principalement pour pouvoir l'uriner.
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire